L’exposition Por la cuenca del Ebro ouvre à Ataria le 12 juin 2026. Un entretien, cent ans d’histoire hydraulique et un territoire d’Álava où l’eau explique presque tout.


1926 - 2026


L’exposition Por la cuenca del Ebro ouvre à Ataria le 12 juin 2026. Un entretien, cent ans d’histoire hydraulique et un territoire d’Álava où l’eau explique presque tout.
12/062026
L’arrivée de Por la cuenca del Ebro à Vitoria-Gasteiz a élargi le parcours public de l’exposition itinérante du Centenaire de la Confederación Hidrográfica del Ebro. L’exposition, inaugurée le vendredi 12 juin à Ataria, Centre d’interprétation des zones humides de Salburua, peut être visitée jusqu’au 12 juillet et propose un parcours didactique sur cent ans de gestion de l’eau dans le bassin de l’Èbre.
La Mairie de Vitoria-Gasteiz a intégré l’inauguration à son agenda institutionnel et Ataria présente l’exposition comme une activité bilingue, en accès libre dans la limite des places disponibles, axée sur la dimension naturelle, historique et sociale de l’eau. La couverture de Gasteiz Hoy a mis l’accent sur sa lecture alavaise : cent ans de l’Èbre en Álava, avec une attention particulière au rôle du Zadorra, des zones humides de Salburua et de la gestion durable de l’eau.
Dans ce contexte, Radio Vitoria a consacré son entretien du 12 juin à Javier San Román, commissaire adjoint des Eaux de la CHE et commissaire du Centenaire. La conversation relie l’inauguration d’Ataria à des questions très présentes pour les citoyens d’Álava : les barrages d’Ullibarri-Gamboa, Urrunaga et Albina, la qualité de l’eau, les usages récréatifs, l’énergie hydroélectrique et la restauration des rivières.
Penser l’eau depuis le bassin
L’un des axes de l’entretien a été la pertinence d’une idée qui, en 1926, était innovante : gérer l’eau en suivant les limites naturelles d’un bassin hydrographique et non les limites administratives. San Román a rappelé que cette vision, promue par Manuel Lorenzo Pardo, permet de prendre des décisions en pensant non seulement à un point précis, mais aussi à ceux qui se trouvent en aval.
La conversation a transposé cette idée générale à des exemples quotidiens : la gestion des crues, la réserve d’eau en situation de sécheresse ou l’autorisation des rejets. Dans tous les cas, l’unité de bassin apparaît comme une forme de coordination qui oblige à considérer l’ensemble du système fluvial, ses usages et ses effets cumulés.
Les barrages d’Álava : approvisionnement, énergie et loisirs
San Román a expliqué la relation entre les barrages d’Ullibarri-Gamboa et d’Urrunaga, connectés par un tunnel et gérés en coordination avec Iberdrola, propriétaire des infrastructures. Dans des conditions ordinaires, ils fonctionnent selon leurs règles d’exploitation, tandis qu’en cas de crue ou de sécheresse, la Confederación assume un rôle de direction et de coordination.
Il a également rappelé que les usages de ces barrages ont évolué. Ils sont nés avec une finalité hydroélectrique très marquée, mais ils sont aujourd’hui essentiels pour l’approvisionnement de Vitoria-Gasteiz et de Bilbao, en plus de soutenir des activités récréatives de plus en plus intégrées dans la vie sociale du territoire.
La conversation a également abordé la qualité de l’eau. San Román a défendu la valeur de l’eau d’approvisionnement, traitée dans les usines de potabilisation et soumise à des contrôles, et a souligné l’importance environnementale de consommer l’eau des systèmes publics par rapport à l’utilisation massive d’eau en bouteille.
Salburua comme lieu symbolique pour parler d’eau
Le choix d’Ataria et de Salburua comme siège de l’exposition renforce le lien entre l’exposition et le territoire. Radio Vitoria a clôturé l’entretien en interrogeant sur le rôle des zones humides par rapport aux rivières. San Román les a définies comme des espaces à capacité régulatrice et épuratrice : des lieux où l’eau s’étend, se lamine et contribue à soutenir la biodiversité.
Après son passage par Reinosa, Miranda de Ebro et Logroño, l’exposition fait maintenant escale à Vitoria-Gasteiz avant de poursuivre son itinéraire par Pamplona, Huesca, Lleida et Tortosa. En Álava, cette relation passe par le Zadorra, les barrages, Salburua et l’expérience quotidienne d’une ville qui cohabite avec l’eau comme ressource, paysage et infrastructure naturelle.
L’inauguration du 12 juin a bénéficié d’un suivi institutionnel et médiatique. La Mairie de Vitoria-Gasteiz l’a intégrée à son agenda officiel ; Noticias de Álava, Gasteiz Hoy et Diario Euskadi ont publié des articles sur l’arrivée de l’exposition sur le territoire d’Álava.
Rencontres du Centenaire à Ataria : 18 juin, 17h30
Le séjour de l’exposition à Vitoria-Gasteiz comprend une session des Rencontres du Centenaire. Le 18 juin, à 17h30 à Ataria, deux spécialistes aborderont la gestion de l’eau sur le territoire d’Álava : José María Sanz de Galdeano Equiza présentera l’évolution du système Zadorra et son rôle dans la gestion des risques ; Ángel Llamazares Álvarez, d’AMVISA, expliquera comment la collaboration interinstitutionnelle pour gérer l’eau urbaine à Vitoria-Gasteiz s’articule en pratique. La session est en accès libre.